17 février 2016

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b
Benoit Hamon, que j'aime bien (il reste dans ses valeurs), voudrait légiférer sur le burn-out. OK A l'origine, le burn-out est une pratique motocycliste qui permet de brûler un pneu de moto en faisant beaucoup de fumée. C'est un peu le cas des dizaines de milliers de salariés, chefs d'entreprise, agriculteurs, agents administratifs, téléconseillers, caissières, cadres (dynamiques ou pas), tous ceux qui ont été contraints de bosser pour gagner leur vie. en gros, NOUS.
Mais la question n'est pas de dire qu'une loi va protéger ceux qui se retrouvent, dans leur travail, à brûler leur énergie pour atteindre des objectifs imposés, jusqu'à la rupture, mais bien celle de se dire : pourquoi ? Pour quoi pousser les "gens" à se prendre la tête pour répondre à des injonctions contradictoires qui ne leur rapportent... rien !
Où est passé le temps d'une création de richesse partagée ? Où est le plaisir d'aller au boulot en se disant qu'un peu d'argent rentre, mais que le lien social existe ? Où est la finalité finalement ? J'élève des poules, des porcs, des carottes, je fabrique quelque chose, mais dans quel but ? J'ai l'impression de rentrer chez moi sans avoir rien fait, outre ce qu'on me demande. Aujourd'hui, c'est simple : tu fai, et tu n'auras rien. et je les entends les exonérateurs de taxes. Ils n'ont pas compris. Ils veulent payer des impôts, parce qu'ils gagneront leur vie. La liberté est celle de se nourrir soi-même de ce que l'on produit. raté !
Alors, le burn-out n'est rien d'autre qu'une grosse déception du pourquoi on se lève tous les matins. Quant au coût social, il vous emmerde. c'est pas ça la vie. La régulation est une conséquence, pas un objectif.
Salut !

15 février 2016

Lire

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C'est étonnant comme on peut perdre tout simplement l'envie de lire. Tout comme de perdre l'envie de vivre. Il fut un temps immémorial où un bouquin trônait en permanence sur ma table de chevet, dans les toilettes, sur la table du salon... Et puis sont arrivées les NTIC. Aïe, c'est quoi ce truc ? Je vois déjà Patrick hurler contre les acronymes. Je vous présente les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC, donc). En gros, des saloperies d'appareils beaucoup plus transportables qu'un Minitel. J'en vois déjà qui se gossent : wouah l'autre, il en est encore à la télématique des années 80. _J't'emmerde.
Ce qu'il s'est passé, c'est que nous avons, pour la plupart d'entre-nous, été happés par un truc nouveau, qui nous permet, après les difficultés que nous avons connues à communiquer (en gros, on allait sur le cours Mirabeau et on attendait les potes autour d'un café en guettant leur arrivée, puisque les parents avaient cadenacé le téléphone à cadran que plus personne ne connait aujourd'hui), d'avoir entre les mains des objets connectés qui nous permettaient et nous permettent de savoir qui contacter, comment, où et pourquoi. Oui, mais pourquoi ? J'avoue que je me pose la question. Oui ! J'adore envoyer des textos à ma chérie pendant la journée. On garde le contact. Oui, j'aime publier des photos sur Facebook, ou des pensées du moment qui ressemblent, au mieux, à un Almanach Vermot. Oui, j'aime savoir que je suis présent sur cette terre grâce à un pseudo talent me permettant de garder le lien avec des gens que finalement, je ne connais pas tant que ça. Je crois que j'ai perdu l'envie d'être ensemble en perdant l'envie de lire, ce qui est un paradoxe étonnant, sachant que la lecture est un acte solitaire. Mais non, j'insiste, j'ai perdu l'envie de partager en ne lisant plus.
Je suis à un moment de ma réflexion où je n'ai pas envie de dire : je coupe tout et je recommence. J'essaie juste de retrouver du sens à toute cette gabegie, qui ne correspond à rien d'autre qu'un oubli de soi, au profit d'un faux partage qui n'apporte rien de plus que de croire être social, alors que tout nous isole. Sinon, ça va.

03 février 2016

Téquila, Gin, Vodka (TGV)

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06.13 C'est l'heure à laquelle je vais prendre un train. Mais à la totale opposée de mon texte précédent, Ceci n'est pas un voyage, c'est un trajet. Qui m'éloigne un peu trop de mon centre de gravité (c'est marrant, un centre de gravité peut s'appeler la joie...).
Un train pourquoi, un train pour qui ? un train pour où ? (seul le comment existe : le train).
Un train pour rien. Qui me permet de faire le boulot qu'on me demande, qui fait marcher les systèmes de réservation qui alimentent les agences de voyage qui font démarrer les trains qui m'emmènent vers un lieu, une raison, voire un pourquoi qui n'ont aucune sens comparé à au plaisir et à la joie (dénuée de gravité, voir plus haut) d'être avec ce que je suis vraiment. (toi ?)
Le bar que le congre hait. Et le congre que le bar abhorre*




*P. Desproges

30 janvier 2016

le voyage...

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C'est étonnant combien j'ai pu être un voyageur immobile depuis tant d'années. Depuis même ma naissance en fait. Le voyage se résumait pour moi à un remplissage de bagages, moi qui ai une sainte horreur d'attendre devant le tapis roulant que ma valise arrive. Trop compliqué, les passeports, les visas, le prix aussi ! Bref, je préférais rester dans un coin triste plutôt que d'enclencher une ou plusieurs vraies aventures.

Aujourd'hui, et depuis en gros 3 ans, je pars (nous partons), dès que possible. Mais quel pied ! Passer de Séville à Cuba, de Bilbao à Phnom Pehn, de Prague à Marseille, de Niort à Benet, de mon coeur à son coeur. Car le voyage est une chose que j'imagine très mal tout seul. Quand on se retrouve perdu dans un pays que je croyais jusqu'alors imaginé, j'ai ce plaisir parfait de sentir celle que j'aime près de moi, qui n'a pas plus d'assurance que moi, mais qui sait aussi que voyager, c'est être ensemble, peu importe l'endroit où on est, par la simple envie de se dire : on y et, on est là, mais surtout on est ensemble.
Le voyage à deux est un rêve vivant, celui qui construit non pas un souvenir, mais une façon d'être et d'aimer être vivant. Voualah !


30 décembre 2015

La vie Poulpy!

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Gaëlle & Cédric
Ils sont dingues et c'est pour ça que je les aime. 
Quitter une vie de patachon pour une vie maltesienne, faut en avoir une sacré paire dans le sirop! Poulpy, ce n'est pas le petit nom de leur chien, non, mais celui d'un voilier trouvé sur le Bon Coin, un jour de beau temps en charentaises dépouillées par les mites. Gaëlle, la princesse badoo, rescapée salutaire du cac 40 et son capitaine Cédric, droopy moderne formé avec des arcs et des flèches chez Rahan, se marient en Nevada et voilà. 
La vie dès fois, c'est simple en fait. Mais ils ne s'arrêtent pas là: ils embarquent Gribouille avec eux. Un chat qui vomit tout le temps alors que le bateau est encore à quai. L'équipage adore défier les lois de l’œsophage, c'est comme ça!
Bref, allez tous jeter l'encre de vos pupilles sur leur site où tout est dit!

Bon, il faut quand même savoir que ces Toltèques dernier cri n'ont jamais navigués de leur vie! Ils partent quand même faire le tour du monde à la voile, avec un moteur de tracteur comme couteau suisse et des macramés à vendre pour manger un peu; vu que Gribouille est un peu trop vieux pour rassasier nos hôtes de rêve! Heureusement, ils auront internet pour donner des nouvelles et surtout raconter leurs aventures humanitaires !!

Alors, si toi aussi tu as l'âme d'un Shepherd, en quête de ton Albator encore enfoui et que tu cherches un sens à ton clique, n'hésites plus, viens dilapider tes économies par ici :-) !

22 décembre 2015

Visite d'un lieu désaffecté

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Casino désaffecté. Le Bokor, province de Kampot, Cambodge, 2015
Le média est important. Au sens du transport du message. Ecrire ici-bas n'a absolument aucun rapport avec le phénomène Facebook. Ici, les choses sont inscrites dans le temps et s'opposent à l'actualité éphémère de la Timeline de FB. On pousse des cris d'orfraies sur le vol d'informations et de vie privée induits par les algorithmes de Facebook qui en font, et sont, son fond de commerce. Mais Facebook se fout royalement du contenu publié, en terme d'intérêt intellectuel en tout cas. Ces calculs "Big Data" sont là pour présenter à nos cerveaux contraints à "écouter", du fait de ce mode de fonctionnement, des sollicitations consuméristes. Sollicitations qui rapportent à ce média. Point. Là, je viens de défoncer une belle porte ouverte, mais c'était pour poser le contexte.
Ici (le blog NDLR), on n'obéit pas à grand chose de plus que de pouvoir taper du texte. Etre vu ? Aucun intérêt à part celui satisfaisant de voir la courbe des statistiques grimper comme une femme à un rideau. Et donc ? Rien.
L'idée de cet endroit (ici), c'est de pouvoir s'épancher en sachant qu'on sera jugé objet d'intérêt par deux types (ou trois ?) de lecteurs : Ceux qui vous connaissent et ceux qui passent par là. Et puis, il y a aussi ceux qui vous connaissent uniquement par ici (le blog - j'arrête les parenthèses, tout le monde a compris qu'on est là (ici)_.
Cela permet, en tout cas à moi, d'exprimer des choses publiques et publiables (quoi que des fois, y'avait  de quoi regretter d'avoir posté, mais bon) T'AS FINI AVEC TES PARENTHESES, BORDEL ?
Cette expression écrite se nourrit du paradoxe suivant : Ce blog est public, donc visible par tout le monde, tout en sachant qu'il ne sera fréquenté que par les profils, quel sale mot marketing, énumérés plus haut.
Vous me direz, tu n'as qu'à faire un blog privé et basta.. Ben non, cette chose publique donne tout son intérêt à l'exercice.
Et c'est là où je veux en venir.
Ce blog a une longue histoire, et le retour sur des choses écrites il y a des années a un intérêt beaucoup plus puissant que celui de savoir que l'année dernière, j'ai partagé sur Facebook la photo d'une soirée entre amis qui n'avait que l'intérêt du moment.
Ici est un plongeon délicieux.


21 décembre 2015

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Bon ben je continue.
Vu que je suis tout seul. Étrange cette envie de vouloir faire repartir un vieux moteur poussif et poussiéreux. Ça geint, ça coince, ça ronfle, ça gémit, mais rien n'y fait, ça ne redémarre pas. Forcément, férocement, vous êtes tous partis voguer ailleurs. Désormais se pose le problèe du où. Je vais le régler rapidement. Chaque "ancien diabloteur" va être sollicité. J'interviendrai en parlant des Diablotintines. Je verrai bien qui revient. affaire à suivre. Cadeau, l'image qui va avec.

17 décembre 2015

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Salut les gonzes. Ce soir, j'ai envie de m'exprimer de façon publiquement intime. Ce qui est difficile de nos jours. J'ai quitté ce blog, comme nous tous, après le tsunami RéseauSocial. Bien nous en a fait à tous, il était temps de passer à autre chose. Une Fille a disparu, même si elle à la médaille de la dernière à avoir posté. Mapple ? Disparu corps et biens. Valère vogue au gré de ses dessins, sur son propre blog. Zal (JP Favard qui a une page Wikipedia, pardon le m'excuse !) est devenu écrivain. Un tenace celui-là et je l'adore (je me souviens de notre rencontre impromptue et cervoisée à Dijon). Mika n'est plus sur Dailymotion (les méchants disent tant mieux, les gentils disent qu'il est lui-même aujourd'hui). Emilie, Gala, celle qui vit au mexique, Le Diable Vauvert qui ne m'accompagne plus comme il le faisait, les conneries qu'on racontait, nos colères jamais contenues, nos idées sur un monde nouveau... et moi, écrivain terminé, qui a pondu un livre, puis devenu stérile. La vie est une drôle d'aventure. J'avais juste envie de le dire. Quant au Cambodge, j'ai adoré.

04 novembre 2013

Gros temps

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Moi je pensais vraiment que les Bretons, depuis qu'ils avaient une fille à stilettos qui vendait des millions d'album en chantant des vieux machins locaux sur un arrière son de biniou à Paris, étaient 100% satisfaits.
Et tout d'un coup ils sont en colère, rapport à une sombre histoire de cochons et de douces volailles couplée à une écotaxe qui ne serait pas digérée et qui plomberait les entreprises etc Il parait qu'il est hors de question qu'ils ne soient qu'une destination touristique. C'est sûr qu'entre mer goût pétrole, prairie d'algues vertes et eau au pipi de porcinets, la carte postale pourrait ne rien avoir de paradisiaque. Genre, votre petite escapade à Tchernobil vous a plu ? Vous en voulez encore, inutile de pousser jusqu'à Fukushima, venez en Bretagne !
Plus personne ne veut y déposer un pied, ils font tomber les portiques d'impôt, crachent sur les préfectures, caillassent les forces de l'ordre, nous sommes samedi, il faudra attendre vendredi prochain, pas loin d'une semaine donc, pour que Stéphane Le foll, le ministre de l'agriculture, trouve le chemin de Quimper. Faut dire qu'entre Paris et le Finistère, il y a le Pacifique à traverser...Et puis il faut leur laisser du temps, qu'ils écoutent bien le son des berceuses, qu'ils redeviennent calmes comme après la tempête quitte à leur filer quelques millions et une niche fiscale pour apaiser leur soif.

29 octobre 2013

Fille à collants

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Photo Guy Bourdin

Vous savez quoi, je ne vous l'ai jamais dit, j'adore les collants allemands. 
Je sais bien qu'à cette étape vous vous dîtes déjà que je raconte n'importe quoi. Je ne peux pas honnêtement vous donner tort mais, il n'empêche, c'est tout à fait vrai, j'adore les collants allemands ; je me faisais cette réflexion dans l'après-midi.
J'aime les collants allemands parce qu'ils sont construits sur la base de la morphologie allemande. Pour faire simple, les allemandes ont de grandes et grosses jambes. Quand, comme moi, on est pas complètement raccord avec la morphologie allemande, le collant allemand devient un bijou de confort. Vraiment, c'est incomparable.
Evidemment au mois d'octobre, j'ai acheté mon lot de collants. Trois au total. Aucun de marque allemande. C'est-à-dire que si les allemands sont imbattables dans le confort, ils n'ont pas souvent l'idée de mettre sur leurs collants des motifs attractifs. Non, ils sont pragmatiques. Collants = hiver = froid = opacité et épaisseur pour garder la chaleur à l'intérieur de la jambe. Raisonnement logique mais dénué de poésie. Les marques de collants françaises ont toujours l'idée de rajouter dentelles, petites fleurs, cristaux. Et moi, je ne résiste jamais à l'appel du bling bling, des petites fleurs et des détails en dentelle. 
Evidemment m'acheter un collant, même si fragilisé par les détails fleuris, dentelés, et donc à durée de vie très limitée, me procure toujours une grande joie inexplicable.
Particulièrement heureuse, je dis à mon copain "Je me suis achetée un nouveau collant, tu veux le voir ?". Excitation, sautillements, yeux qui pétillent, je commence à déballer mon collant et j'attends qu'il me dise, enthousiaste, qu'il est très joli. Evidemment les hommes sont toujours, TOU-JOURS, une source de déception.
- Posé là comme ça sur le lit, ça m'intéresse franchement pas.
(Autant dire qu'à ce stade, je suis déjà outrée).
- Par contre si tu le mets sans petite culotte, oui, ça m'intéresse. 
(J'ai claqué la porte et je ne lui ai plus parlé). 
Le lendemain, en plein jour, j'ai mis mon superbe collant sans petite culotte et j'ai pris une photo que je lui ai envoyée au bureau. 
Il en est resté bouche bée. Moi aussi.

22 août 2013

Recommencer

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Salut les gens.
Je voulais vous dire qu'à Noël dernier j'ai demandé comme cadeau un ipad.
Oui, c'était Noël et mon anniversaire (qui se situe deux jours après Noël) et le coeur n'y était pas...Je ne m'étendrai pas aujourd'hui sur les raisons qui rendront désormais mes Noël toujours tristes, toujours sinistres parce que je voudrais finir d'écrire ce que j'ai à vous dire.
Ma marraine, Michèle, très philosophe, m'a expliqué, dans un trajet en voiture, que, je cite, la vie était "une belle tartine de merde". Donc j'ai reçu un joli  lot de merde dont l'odeur, tenace, ne part pas, même à la Javel.
Comme on me connaît fragile et qu'on a toujours peur que je commette sans le dire des actes catégoriques, on a décidé que les objets matériels pallieraient aux désordres affectifs.
Depuis que j'ai environ quinze ans, les objets matériels ne pallient à rien de ce qui peut faire chavirer mon coeur et ma tête mais je fais semblant pour apaiser mon monde et parce qu'il est toujours agréable de recevoir quelque chose qu'on attend ou qu'on attend pas.
J'ai reçu l'ipad avec du retard. Fin janvier environ. Des problèmes de rupture de stock...En pensant aux ouvriers chinois qui ont dû bosser jour et nuit, nuit et jour, pour que je reçoive mon ipad même pas à Noël, je me suis encore un peu plus enfoncée dans le thème "putain de planète"...D'abord je l'ai laissé dans sa boîte. Plusieurs semaines. Et puis je lui ai fabriqué une pochette avec des tissus et une fermeture. Elle n'était pas bien réussie mais...c'était quand même un gentil pas vers lui...pour qu'on s'apprivoise. Pour que je lui pardonne son retard....Je me suis finalement mis à lui parler. Vincent me disait, lui qui déteste Apple de toute façon, "mais ce n'est pas un être humain !". 
Je sais bien que mon ipad n'est pas un être humain, je ne suis quand même pas folle, mon ipad est un objet électronique qui m'a seulement détourné de la lecture jusqu'à récemment. Alors que j'adore lire avant de  m'endormir, je restais des heures à surfer sur Internet...Plus de lecture, rien, même plus les journaux d'information. Rien de rien. La radio et l'ipad. Et puis en faisant mes courses chez Leclerc, je me suis rappelée qu'ils avaient un espace culturel. Soyons clairs, je m'en fous totalement des petits libraires qui crèvent la dalle, j'en ai jamais vraiment rencontrés de tellement sympathiques alors l'espace Leclerc et Amazon ne me font pas peur, non. Donc espace culturel de Leclerc, je flâne, je lis des quatrièmes de couverture et j'achète un livre de Delphine de Vigan. Plaisir des pages qui défilent le soir même si la lecture est difficile. L'Ipad dormira dans la salle à manger. Depuis j'ai retrouvé mon rituel de lecture du soir, j'ai retrouvé le goût des très gros livres de mille pages, j'ai même un Stefan Zweig qui m'attend, oui, oui, récupéré à l'espace Lerclerc (je l'ai commandé, n'exagérons pas non plus).
La prochaine étape, me remettre à écrire des histoires drôles ? J'espère. 

07 février 2013

Le début d'une enquête

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Le lundi matin à la réunion on m'a confié un projet. Pour mener à bien ce projet je dois coordonner des choses avec la directrice artistique. On m'a donné son nom, son numéro de téléphone, son e-mail, on m'a montré sa photo sur un trombinoscope et on m'a indiqué comment me rendre à son bureau. On m'a aussi invitée à lire ses billets sur le blog de l'entreprise, ce que j'ai fait et il se trouve qu'elle a un avis très tranché sur la peinture de Francis Bacon qu'elle juge écoeurante et satanique. Je dois lui poser des questions. Pour cela je peux faire abstraction de son avis, que je ne partage pas, sur Francis Bacon mais je n'y arrive pas. J'ai toujours des arrières pensées.

Après avoir réfléchi plus que nécessaire, j'ai décidé que je devais aller toquer à sa porte et lui parler les yeux dans les yeux. En tête à tête c'est toujours plus difficile de montrer ouvertement son animosité à l'autre. Mais arrivée devant son bureau je ne me suis pas sentie suffisamment solide pour soutenir une quelconque conversation avec elle. Alors j'ai erré dans les couloirs comme pour faire connaissance avec les couloirs inconnus de l' entreprise. Et comme il fallait absolument que je parle à quelqu'un, j'en avais besoin pour me réconforter quant à ma capacité à me socialiser,  j'ai parlé à un homme, dont j'ai oublié le titre exact, mais il s'occupe de la sécurité de l'internet et qui passait dans le couloir l'air de s'ennuyer. Je lui ai demandé s'il allait acheter le nouveau Blackberry. Il a répondu "yeap".

Après je lui ai demandé s'il achetait encore des cd (c'est une question qui hante mon cerveau actuellement, est-ce que les gens achètent encore des cd) ou s'il avait un ipod et il a répondu qu'il n'avait pas de produits Apple et qu'il achetait des cd qu'il mettait en mp3 sur son téléphone et qu'il achetait de la musique sur Amazon. Après il m'a demandé si j'avais un iphone. J'ai dit non. Pas d'iphone, pas d'ipod. Et puis j'ai réfléchi et j'ai avoué que j'avais un ipad. Il m'a encore questionné. Il a demandé - Mini ? J'ai répondu mini. Et c'est là qu' il m'a demandé "heureuse" ? Dans ma tête, je me suis dit qu'un simple objet ne pouvait pas me rendre heureuse. Et puis je me suis demandée s'il parlait de l'objet, de la taille de l'objet ou de la taille de tout autre chose à même de me rendre heureuse. Honteuse de mes idées érotiques (tout ça parce qu'il est du sexe opposé supposé avoir un gros sexe à la place du cerveau), j'ai passé mon chemin.

Le mercredi j'ai reçu un appel de la directrice artistique (hystérique). Que des reproches. Pourquoi donc ne l'avais-je pas contacté à propos de 'notre' projet ? Je n'étais qu'une 'bobo' bonne qu'à s'extasier devant des produits de grande consommation vendus dans des pays riches et fabriqués dans des pays pauvres. Une pauvre fille sans cerveau Et une pauvre fille dilettante. Elle m'a raconté encore qu'elle revenait d'un voyage en Afrique du Sud où elle avait vu comment des femmes dans mon genre traitaient des noirs en leur balançait des sacs plastiques remplis de produits de grande consommation dont elles ne voulaient plus. Elle m'a crié combien elle était écoeurée par tout ça.

Déjà le mardi à la cantine  j'avais eu vent des conversations hautement politiques de la directrice artistique. Elle racontait à ses copines comment le matin dans le métro un pauvre bobo (du genre à travailler dans un magasin de luxe de la rue Saint Honoré (pour le smic mais avec une veste créateur invendue comme cadeau de Noël)) avait perdu un bonnet chic et chaud en passant les tourniquets. Elle a raconté comment elle avait couru après le type pour lui rendre son bonnet mais sans succès car il avait un casque de musique bourgeois vissé aux oreilles pour ne pas entendre le monde dégueulasse du métro. Alors la directrice artistique elle a donné le bonnet à un clochard assis sur une des chaises en plastique du quai...

Cette conversation m'avait bien coupé l'appétit. Le soir chez moi j'avais tapé du poing sur la table. Qu'est ce qu'elle cherche cette personne avec son don de bonnet ? Pourquoi elle raconte ça à ses copines à la cantine, sur Facebook, sur Twitter comme si elle était la seule au monde dont les yeux voyaient cavaler la misère. Si elle est tellement compatissante pour ce clochard qu'elle lui donne son salaire de directrice artistique. Pourquoi un bonnet comme une petite miette ? 

Le mercredi soir j'en étais arrivée à la conclusion qu'elle a exactement la même attitude que ces femmes d'Afrique du Sud qu'elle fustige parce qu'elles balancent aux pauvres ce dont elles ne veulent pas. Pourquoi aller scruter si loin les choses qu'on peut voir juste en se regardant dans le miroir ?

Et puis ce jeudi, je me dis que le spécialiste de la sécurité de l'internet n'est pas clair. 

29 octobre 2012

gérard lambert

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Il y a à peu près un an, je vous ai laissé tomber. Franchement, ça n'a pas changé la face du monde, et c'est tant mieux (parce que je ferai pas ça tous les jours, disait une marque de dépoussiérant pas durable du tout).
Les pérégrinations ubuesques de mots posés sur la toile comme autant de conneries racontées par ceux qui voulaient aussi les lire ont un peu saturé mon esprit. J'avais envie de repartir dans le vrai monde, en oubliant, en balayant, en passant l'autre côté du stylo effaceur les contraintes "clavalistiques" qui étaient devenues peu à peu des contraintes tout-court, pour lesquelles mon intérêt fut inversement proportionnel aux envies qui émergeaient dans mon esprit. Aujourd'hui, j'ai pu régler certaines problématiques. Je me vois désormais tranquille, quelque peu tranquillisé, car j'avais quelques comptes à régler avec moi-même.
Le premier compte : celui de l'inconstance (qu'on traduit souvent par : "il sait pas où il va"). C'est fait, je suis sorti du chemin boueux d'une forêt trop humide pour me retrouver marchant les pieds secs sur une route que j'arrive à construire.
Tout ça me direz-vous est d'une simplicité si banale que tout ça en devient triste. Je vous l'accorde.
Toujours est-il que ce soir, reprenant par le bon bout les imbécilités passées, j'en fais le résumé, je sais que j'ai fait, mais par dessus tout, je me suis pris en pleine tête ma nouvelle façon de voir le monde.
Elle est là, elle est belle, elle est respectée (vous vous attendiez à respectable), et surtout, je me suis retrouvé, j'ai enfin le respect pour ma personne que j'avais perdu.
Je vais bien, et j'avance.
Demain, le sirop d'une vie douce effacera l'amertume de mes turpitudes. Elles furent, maintenant je vis.
Ben voilàààààà.
uu.


02 octobre 2012

Chez Francis

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Photo du site de Francis

La semaine dernière et la semaine d'avant la semaine dernière ça n'allait pas très fort.
Du coup je ne travaillais pas beaucoup.
Et quand je n'ai rien à faire, que j'ai mal à la tête, plus de voix, plus de muqueuses du nez, une fièvre infernale et que je prends mal le traitement prescrit par le médecin (du poison à mon avis), quand je dors beaucoup (du repos mademoiselle, du repos...), que j'aimerais faire quelque chose mais que je suis fatiguée de tout, je m'avachis devant la télévision.
Le dîner presque parfait de M6 me va très bien.
En plus quand c'est spécial séduction...
Bon, en fait, pour être honnête, je ne regarde jamais la télévision sans avoir la tête (et parfois le corps) ailleurs. Oui, bon, vous savez déjà qu'il m'arrive, moins en ce moment (peut-être ?) d'avoir un livre ouvert, la télé et la radio allumées et un oeil sur l'ordinateur. Parfois je fais de la brioche dans la foulée donc j'ai pas regardé exactement tous les épisodes du dîner séduction...mais j'en ai regardé assez pour vous raconter un truc.
Ouais.
Un truc sur Francis, le candidat n°2 ou 3. Je ne sais plus. Je n'ai pas regardé sa préparation de dîner (j'étais ailleurs) mais je l'ai revu les jours d'après et j'étais frustrée de ne pas savoir qui c'était vraiment puisque c'était le candidat grand séducteur (manquerait plus qu'il ait un pied à terre au lac de Côme...). Il fallait que je cherche, je ne voulais pas mourir idiote...Je me suis retrouvée sur Facebook et j'ai appris qu'il lancait un blog "Gastronomie et séduction". Ni une ni deux j'y suis allée oh oh...
Excellent. Ma copine Aurélie de Hong Kong m'envoie sans arrêt des adresses de blog de mecs qui aiment la gastronomie et la baise (en gros)...elle fait ça pour me faire plaisir mais  je les oublie aussitôt ces blogs (ça me gêne tout ce sexe...on se croirait dans un lupanar (ça me questionne vachement parce qu'Aurélie a des airs très timorés au quotidien)).
Chez Francis, c'est plus soft, plus lycéen qui veut bien faire.
Et il explique gentiment à ses compatriotes (les lycéens boutonneux et binoclards voyez...) comment faire une bonne première impression lors d'un premier dîner à la maison.
Il leur dit qu'ils n'ont pas besoin d'éplucher Marmiton, 750g ou Elle (quelqu'un a déjà testé une recette du Elle ? Déjà il faut la trouver, dans mes souvenirs (je ne lis pas le Elle, vous vous rappelez, ma mère m'a interdit ce magazine de mauviettes (je le feuillette chez le dentiste à l'occasion pour goûter le goût de l'interdit) elles sont en dernière page, il y a toujours des ingrédients exotiques et ils oublient d'imprimer une étape sur deux). Mon avis de fille, c'est que Marmiton ou 750g c'est quand même bien pratique en toute occasion maintenant pas besoin de le crier haut et fort.
Ensuite il dit qu'il n'y a pas besoin non plus de suivre des cours à l'atelier des chefs (c'est quoi ?), d'être amis sur Facebook avec Grégory (c'est qui ?) ou de connaître Cyril Lignac. C'est clair, Lignac c'est rédhibitoire, un jour j'ai acheté son magazine à la caisse du Leclerc, ça coûte un bras et la recette (des crêpes améliorées au lait de coco) a donné un résultat qui a atterri dans la poubelle sous les railleries de l'assistance à l'encontre de ma piètre prestation (non , mais une fille,  râter des crêpes !). Me parler plus de Lignac !
Il parle d'une entrée délicate (ouais), un plat caliente (bidon ?), un dessert subtil et sensuel (du chocolat ?), de champagne (on ne peut quand même pas critiquer).
Mais par contre sa recette miracl pour faire bonne impression, celle de l'apéritif,  fait un peu couler le radeau.
Il propose plutôt que les saucisses Herta à la moutarde (une petite incursion chimique que j'aime bien personnellement...) de la pastèque (qui serait soit disant aphrodisiaque...). Mais que se passe t-il donc chez Francis quand la "princesse" n'aime pas la pastèque ? Et vous que feriez-vous pour séduire dès l'apéritif ? C'est une question à laquelle je n'ai jamais réfléchi mais la nuit porte conseil.

Le blog de Francis et son menu "séduction dès l'apéritif".


28 septembre 2012

Tant qu'il y aura George

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Italie, photo personnelle

Jeudi, hier donc, j'ai lu le magazine Gala.
La rubrique Voyages est consacré au lac de Côme en Italie ; les photographies font un peu rêver et il paraît que George Clooney possède une maison pas loin. Dans le petit encart "y aller", le magazine Gala annonce 1400€ pour quatre jours et trois nuits. Je déjeunais avec ma mère, je lui ai dit "tu te rends compte du prix !". Elle m'a répondu, oui, mais c'est un vol Air France et un hôtel de luxe, j'ai répliqué "oh de toute façon, pas besoin de dépenser tout ça pour aller au lac de Côme, j'ai juste à retrouver le numéro de George, il doit avoir grand".
George Clooney est clairement mon acteur préféré d'entre tous. Beau, intelligent et toujours un peu célibataire. La classe, le top, the cherry on the cake.
Lorsque j'étais plus jeune, j'arrivais au bureau tous les jeudi matins et je racontais ma formidable soirée du mercredi soir, toute seule avec un plateau télé, dans mon appartement humide à Paris, devant Urgences,  oui, Urgences mais Urgences avec Docteur Clooney.
Oui, parfaitement, docteur Clooney, parce que quand ça va pas bien, quand tu maudis tous les hommes et que tu te désespères pour ceci ou cela (tous ces enfants de salauds devenus plus salauds que leurs salauds de géniteurs), il te suffit de penser à George what else pour être toute regaillardie et un petit peu réconciliée avec ta vie de merde qui tend de plus en plus à le rester.